Catharsis

(création en cours)

Catharsis : Création 2026, pour un duo de portés/cadre coréen et deux musiciens.
La musique, à la frontière entre l’orient et l’occident, entre la Grèce et la Turquie, impose déjà une ambiance. La scénographie, un pont surplombant une masse noire, dévoilera subtilement un poste de cadre coréen durant le spectacle, tandis que la relation du duo évoluera entre le sol et le pont.
Le point de départ de la relation, c’est elle qui se jette dans le vide du haut du pont… mais lui tombe littéralement dessus. Pour le reste, nous travaillerons sur le suicide, sur la rattrape, sur des jeux risqués, sur des danses cathartiques, sur nos instruments de musique, sur des envols, sur du mouvement, sur l’humanité d’une relation à deux et ses limites.

Synopsis :

Ici, quand le soir tombe, on ne sait jamais comment ça peut finir.
Ici, il y a toujours de la musique. De la musique qui fait danser, qui fait suer, qui fait pleurer. Qui peut émouvoir jusqu’à la catharsis. Des rythmes bancales, des modes d’ici, qui peuvent te porter jusqu’à l’extase.
Ici, on est entre le fond d’un bar et le haut d’un pont, où les deux en même temps, on ne sait plus trop, peu importe d’ailleurs.
Plus rien n’importe d’ailleurs, pour elle.

Elle, elle est déjà là-haut, au-dessus du tout, à la limite du domaine des Dieux. Et elle regarde vers le bas, ce vide qui la fascine.
Lui, il est en bas, les pieds et les mains dans la terre, le cœur qui bat au rythme de la musique.

La musique, ici, elle pénètre le corps et le conquiert, elle n’est plus que joie ou douleur. La musique, ici, c’est la vie qui frôle la mort. Ou plutôt la vie qui s’arrache à la mort.
Les musiciens, ils jouent, ils jouent avec leurs instruments et nos émotions.
Elle aussi d’ailleurs. Quand elle saute.

Lui, d’instinct, il se jette dessous.
Ensemble, ils fuient la vie.
Ensemble, ils jouent avec la vie.

Elle se lance. Il la rattrape. Il la relance, la rattrape.
À chaque fois.
Si elle tombait, tout s’arrêterait.

Elle, elle aime voler. Lui, il aime la voir voler.
Ensemble, ils cherchent à rester en l’air le plus longtemps possible.
Mais le ciel n’est pas fait pour les mortels, pour les humains, il n’y a que la terre.

Au bar, la musique continue. Ici, c’est normal, c’est ce qu’il reste de la vie.
Elle et lui sont au bar et sont dehors, jouent de la musique et de leur corps.
Et les musiciens, ils sont témoins, ils sont les autres.
Tous les autres.

Ici, il y a un moment, la nuit, où tout peut basculer.

Avec :
Marianna Boldini (main-à-main, cadre coréen,
accordéon)
Basile Forest (main-à-main, cadre coréen, violon)
David Brossier (accordéon, violon)
Lina Belaïd (violoncelle)

Création :
Direction artistique : Marianna Boldini, Basile Forest
Composition musicale : David Brossier
Sonorisation : Alice Lemoigne
Création lumière : Mathias Flank
Regard extérieur : Maxime Bourdon
Dramaturgie : Anne Sellier
Décors et costume : Céline Tracol, Clémence Faure
Structure : CEN construction

Coproducteur et accueil en résidence :
L’APCIAC (Association de préfiguration Cité Internationale des Arts du Cirque, Lyon), La Verrerie d’Alès (PNC Occitanie), Le train Théâtre (Portes lès Valence), le Cirque-Théâtre d’Elbeuf (PNC Normandie), La Brèche (PNC Normandie), Le Plongeoir (PNC le Mans), Théâtre de la Renaissance (Oullins, 69), La Gare à Coulisse (Eurre, 26), Le Pôle - Arts en circulation(La Seyne sur mer), Archaos (PNC, Marseille), Le Palc (PNC, Châlons en Champagne).